01 Insming son histoire
Posté le 10.04.2007 par insming
Pour commencer, je voudrais spécifier que je ne dispose que d'une seule source documentaire sur l'histoire d'Insming :
Le livre "Insming, histoire d'une ville 1100-1945" rédigé par Monsieur le Chanoine Kirschving et l’Abbé Antoni, qui ont collaboré à la rédaction de l'ouvrage. Illustré par P. Kalis de Réning
Si toutefois vous disposez d'informations complémentaires, n'hésitez pas à me contacter pour m'en faire part.
Posté le 10.04.2007 par insming
Dans le pays de la Sarre, le « Lagus servensis » mérovingien, le « Westrich » de la Renaissance, sur la limite des Evêchés de Metz et de Strasbourg,sur les bords de l’Albelica (l’albe) se trouve un village nommé Insming.
Cette localité connue depuis le 8ème siècle est désignée dans les anciens titres sous les noms de Asmangia, Esminga, Ensminga, Amange, Ensmingen, Seel-Insmingen…
D’après les titres que nous possédons, Insming est la plus ancienne des localités comprises aujourd’hui dans le canton d’Albestroff.
Sur la fondation d’Insming même,il n’y à rien de précis.
En se promenant dans cette partie de la forêt appelée « Mühlwald », on rencontre un vieux chemin, le « Kleinmühlweg », pavé dans toute sa largeur sur une longueur de dix mètres environ. Ce chemin, à part quelques petits circuits sur le ban d’Albestroff, traverse une partie du Mühlwald sur une longueur de 1km, puis se perds dans la forêt. A la sortie du bois, on se retrouve traversant le ban d’Insming, chemin appelé « ancien chemin des anciens » (archives de la commune), de là il passe sur le ban de Vittersbourg et dans la forêt sud-est du Val de Guéblange. Là, également, on rencontre un chemin pavé sur presque toute sa largeur et, par intervalles, sur une longueur de cent mètres. Cette route était dirigée du sud vers le nord. Elle passait à moins d’un kilomètre d’une vieille tour située à Insming, appelée « Pirel » (d’après un ancien plan cadastral). Cette tour avait un souterrain qui débouchait certainement dans le Mühlwald en passant sous le couvent des Bénédictins.
D’après ces données, ne serait on pas en droit d’affirmer que cette voie pavée du Kleinmühlweg serait une voie romaine ? Et le « Pirel » d’Insming jadis un guet romain ? (carte de la commune d’Insming dressée en l’an 1507).
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
Pour les habitants d’Insming et des cités environnantes, quel souvenir peut bien évoquer en eux Notre-Dame d’Amange ?
Pour la plupart d’entre nous ce nom résonne bien étrange et ne nous dit pas grand chose. Pourtant, jadis, du temps de nos aïeux, ce nom représentait ce qu’il y a de plus cher à leur cœurs. Pour eux, Notre-Dame d’Amange était la cité mariale, cette terre bénite où sans fin, de prés et de loin, les pèlerins affluaient nombreux. Cité de grâce où la Vierge répandait sans arrêt sa sollicitude et sa tendresse maternelle sur tout ceux qui venaient vers elle.
Aujourd’hui, de ce sanctuaire marial autrefois si hautement vénéré, il ne reste plus rien, pas même une pierre qui pourrait nous rappeler son prestige d’antan. Rasé par les Suédois, lors des invasions, il est aujourd’hui tombé dans l’oubli total.
Qui était donc Notre-Dame d’Amange si vénérée alors ? La croix érigée sur la droite de la route de Vittersbourg nous en garde le souvenir : une Vierge ceinte d’une couronne royale, portant l’enfant sur son bras gauche. Aucune autre description que celle de cette croix ne nous en est resté.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
L’origine de cette chapelle dédiée à Notre-Dame d’Amange remonte bien loin dans le cours des siècles.
Est-ce au XIème, ou même déjà avant que la Sainte Vierge fût vénérée sous ce nom…personne, sans doute, ne saurait plus jamais nous le dire. La nuit enveloppe l’origine de cette cité mariale et l’histoire qui l’a vue naître.
Monsieur l’Abbé Michel Lux, curé à Insming, nous rapporte en 1875 : « On a trouvé il y a une vingtaine d’années, en creusant la cave de l’actuelle maison Christmann, un énorme paquet de parchemin et de papiers six à sept pieds sous terre. Ce paquet était ficelé, dit un témoin qui l’a eu entre les mains, avec du fil de fer et en croix. La pourriture l’avait entamé tout autour, mais l’intérieur était encore probablement intact.
Les ouvriers ne s’occupèrent pas d’avantage de leur trouvaille et le jetèrent dans une espèce de pourrissoir. La partie de la cave dans laquelle on à trouvé cette liasse était creusée dans l’ancienne fortification de la ville à côté d’un égout qui conduisait les eaux de la ville à travers les remparts jusque sur le grand chemin de Dieuze. Ainsi, une belle partie de l’histoire d’Insming à trouvé sa fin dans un pourrissoir, histoire que certes nul ne pourra plus jamais retracer. »
Ce que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est qu’en dehors des fortifications de la ville d’Amange, sur la route de Vittersbourg, à l’emplacement actuel de la grande croix, s’élevait une petite chapelle dédiée à Notre-Dame d’Amange.
Cette chapelle était desservie et gardée par des prêtres qui avaient leur cloître tout prés de cette chapelle. A l’époque ces prêtres étaient des clercs réguliers. Ils vivaient, là, en communauté, à l’ombre du sanctuaire de la Vierge.
Tout ce domaine, à savoir la chapelle et ses dépendances, y compris le cloître était la propriété de Théodoric I (Thierry), Comte de Bar. Les clercs en avaient la jouissance et pouvaient en disposer librement. De graves dérangements vinrent pourtant troubler ce lieu saint. Les clercs menaient une vie de grand désordre. Malgré les remontrances et les sommations que le noble Comte leur adressait, ils persévérèrent dans leur inconduite. Le Comte, outré, en accord avec l’Évêque de Metz,les expulsa finalement de force et enleva calice et autres objets de leur chapelle. Théodoric se promettait alors de confier la garde de Notre-Dame d’Amange aux bénédictins de l’abbaye de Saint-Mihiel prés de Verdun.
Les années passant, Théodoric ne songea plus à la promesse faite à l’abbaye de Saint-Mihiel.Des circonstances particulière devaient lui rappeler ce vœu. Gravement malade et tout prés de la mort, Théodoric se souvint alors de son engagement.C’est à Altkirch (en Alsace) que le Comte rédigea donc sur son lit de souffrance, la conscience troublée par l’enlèvement du calice de la chapelle, sa lettre de donation, de peur qu’un de ses successeurs ne revendiquât le bien d’Amange. Par cet acte, Théodoric concéda à l’abbaye de Saint –Mihiel tous les territoires de Notre-dame d’Amange et, pour avoir enlevé le calice et autre affaires, donna en indemnité la terre qu’il possédait à Sotzeling, petit village qu’il possédait prés de Château-Voué. Cette double donation fut faite en l’an 1102, en présence d’Hermentrude, son épouse, son fils Louis et de maintes autres témoins dont un nommé Théodoric d’Insming.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
Après la mort de Théodoric en 1103, un de ses successeurs le Comte Henry de Salm, revendiqua la propriété d’Amange et, finalement, s’en empara.
Il contesta cette donation devant les tribunaux et s’adjugea par la force la propriété jusqu’en 1112. Les Bénédictins quand à eux, il ne leur restait rien d’autre que de rentrer chez eux.
Le Pape Eugène III et l’Évêque de Metz, Etienne, après bien des réclamations vaines, auprès du Comte, sur cette usurpation, réussirent enfin à faire restituer à l’abbaye de Saint-Mihiel, la chapelle de Notre-Dame avec toutes ses dépendances. La générosité du Comte alla même plus loin : il concéda au prieuré d’ Amange tout ce qu’il pouvait lui donner et accorder en tant que souverain temporel de ce lieu, à savoir les 2/3 des dîmes sur toute la paroisse d’Amange, l’autre tiers revenant aux besoins de la paroisse. Les Bénédictins revinrent à Amange et s’installèrent dans leur ancien établissement.
Durant plusieurs siècles, les Bénédictins restèrent installés à Amange. Ils aidèrent dans l’administration de la paroisse, ouvrirent une école primaire et secondaire et gardèrent la desserte du pèlerinage de Notre-Dame d’Amange.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
Ce fut l’année fatale qui marqua la fin du prieuré comme celle de la chapelle.
Les Suédois envahirent notre pays.rien déjà qu’à entendre ce nom « Suédois », nous sommes saisis de frémissement, tant le souvenir de leur barbarie est resté ancré dans notre terre de Lorraine. La ville d’Amange n’y échappa pas non plus et devait leur payer un lourd tribut.
Bernard de Saxe Weimar, à la tête de ces hordes sanguinaires, et irrité peur être aussi de la résistance que lui opposaient les vaillants arquebusiers d’Amange, devait mettre toute la ville et les environs à feu et à sang. Ce fut le massacre général. Les moines eux non plus ne purent en réchapper et furent ensevelis sous les ruines fumantes du cloître. De la chapelle il ne restait qu’un monceau de ruines et de cendres.
C’est là, en souvenir de ces jours tragiques, que Dom Claude de Villiers, Abbé Bénédictin, devait plus tard ériger cette croix monumentale et historique, à la place même du chœur de la chapelle. Elle nous rappellera sans cesse ce sanctuaire si vénéré de la Sainte vierge et le prieuré des Bénédictins et leur triste fin.
Le passage de ces hordes dévastatrices a vidé le pays de presque tous ces habitants. Les Bénédictins quand à eux, ne virent plus, du moins pour l’instant, la nécessité d’assurer leur ministère au milieu d’un pays dévasté et désert.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
1680
Après bien des années, quand le pays commença à se relever lentement de ses ruines et à se repeupler, l’abbaye de Saint-Mihiel s’intéressa à nouveau à Amange.
Les Bénédictins revinrent et commencèrent à construire un nouveau prieuré, non plus sur l’ancien emplacement, à savoir en dehors des fortifications de la ville, mais à l’intérieur de l’enceinte de celle-ci. En 1680, le nouveau prieuré fut construit à côté de la vieille tour d’Amange, demeurée intacte. Cette nouvelle bâtisse ne fut pas du goût de Dom François, alors prieur titulaire d’Amange. Le prieuré fut donc bâtis sur un nouvel emplacement, avec un tel luxe pour ces temps que les gens d’Amange le taxaient de demeure somptueuse et de palais. En même temps, les religieux édifièrent une chapelle dont le chœur faisait partie du corps de logis du prieuré. En 1733, pourtant, cette construite en style gothique, n’était pas encore achevée.
1751
Les Bénédictins ne devaient, hélas, pas longtemps jouir de leur nouveau prieuré. En 1751 ils quittèrent définitivement Insming.
En 1793, ce prieuré fut vendu à la famille Finck, ancien percepteur. Lui, à le revendit à Michel Gross vers 1860. Celui-ci transforma la chapelle et les parties attenantes en grange et écuries. En 1913, ce fut l’Abbé Tousch, alors curé d’Insming, qui l’acheta à Michel Gross et en fit le Presbytère.
Telle est la glorieuse et triste histoire du sanctuaire de Notre-Dame d’Amange et du prieuré des Bénédictins.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
La seigneurie d’Amange était limitrophe et frontière du Duché de Lorraine. Kinger, localité distante de trois kilomètres était déjà terre de l’Empire. Albestroff, Guéblange et Héllimer étaient terres de l’Évêché de Metz. Cette position extrême détermina probablement les Ducs de Lorraine à fortifier cette place à une époque qui nous est inconnue. Ce qu’il y à de certain, c’est que sous René II de Vaudémont, Duc de Lorraine, cette forteresse avait déjà existé depuis assez longtemps pour qu’elle nécessite des réparations.
Le Duc, en effet, avait octroyé aux habitants d’Amange, une gabelle appelée « Ungeld » pour être employée à l’entretient de la ville. Le 28 Mai 1535, le Duc Antoine, son fils, continua à leur faire don du « Ungeld ».
Les fortifications d’Amange consistaient en un large fossé muré des deux côtés intérieurs, entourant ainsi la ville entière d’un double rempart. Deux grandes portes, garnies chacune d’un pont-levis, y prêtaient passage. La première, nommées « Gasselporte », du côté de Réning, donnait accès au vieux chemin de dieuze. La deuxième, celle de Vittersbourg, située sur la route du même nom, passait d’abord par le Moulin du bas.
A l’intérieur de la place se trouvait une énorme tour, la « Hasmingiae Villa », datant de 1102. Carrée, haute de cent pieds et munie aux quatre faces de deux meurtrières superposées obliquement dans deux étages différent. (La mesure du pied vaut environ 0,30 m)
La maçonnerie, d’une épaisseur de plus d’un mètre, était faite avec de petite pierres reliées ensemble par un ciment qui la rendait indestructible. En effet quand, en 1844, on décida de détruire ce vieux témoin de l’origine d’Insming qui tombait en ruine, on ne pu le démolir qu’en le faisant sauter sauter à la mine. L’explosion arracha péniblement au vieux colosse de 700 ans d’énormes blocs de maçonnerie dont on ne parvint pas à enlever une pierre.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
A l’intérieur de cette tour se trouvait un puit communicant avec un souterrain qui passait sous le prieuré et prenait la direction du Mühlwald. C’est par ce chemin souterrain que la tour et la place s’approvisionnaient en temps de siège.
Une compagnie d’arquebusiers, recrutés probablement dans la prévôté d’Amange et entretenue par la ville, était chargée de la garde et de la défense de la cité. Telle était la forteresse d’Insming lorsque la Guerre de Trente ans éclata en 1618.
Les suédois ayant fait irruption en Lorraine vinrent mettre le siège devant Amange en 1637. La forteresse ne fut pas prise au dépourvu. Joseph Bruland, enfant d’Insming, alors juge et officier du Duc Charles IV, voyant le danger qui menaçait le pied de la cité, mis la ville en état de défense. Il fit construire une citadelle en faisant consolider le pied de la tour dont les murs avaient 12 à 15 pieds d’épaisseur à la base. La défense ainsi assurée, Bruland se mit à la tête des arquebusiers d’Insming, tous bien résolus à se battre vaillamment contre un ennemi supérieur en nombre. Ne pouvant, d’autre part, pas compter sur la population qui avait évacué la place à l’approche des Suédois, Bruland fait transporter tous les papiers de la prévôté d’Insming. Il s’y enferma également lui même avec la poignée de braves qui lui restait et jura de mourir plutôt que de se rendre.
Les suédois prirent d’assaut une place faiblement défendue et dont les murs étaient bien ébréchés. Ils se répandirent dans la ville et commencèrent l’assaut de la tour. Repoussés une première fois, ils perdirent point courage et retournèrent à l’attaque à plusieurs reprises avec un accroissement de fureur. A chaque fois ils furent repoussés avec des pertes qui devenant de plus en plus sensibles. De guerre lasse, ils mirent le feu aux quatre coins de la ville et essayèrent, à plusieurs reprise de réduire en cendre une tour qu’ils n’ont pu prendre d’assaut. Efforts inutiles ! Le feu ravagea la ville, mais laissa intacte, au milieu des ruines fumante, une tour triomphante.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis
Posté le 10.04.2007 par insming
Une dernière ressource restait à l’ennemi pour réduire une tour si vaillamment défendue : la reddition par la famine. Cette dernière tentative ne devait pas plus leur réussir que les premières. Les braves défenseurs avaient toute facilité de s’approvisionner au dehors : « Il y avait, dit Dom Calmet, dans cette tour un puit sec dans lequel on descendait pour gagner un chemin souterrain par où ils sortaient la nuit pour chercher les provisions nécessaires .» Les Suédois ayant échoué dans leur dernière tentative contre la citadelle d’Insming, prirent finalement le parti de se retirer.
L’antique Amange n’était plus qu’un monceau de ruines fumantes dominées fièrement par une tour intacte au sommet de laquelle flottait toujours le drapeau de Charles IV.
Quand à la ville d’Amange, cette ancienne forteresse construite comme un boulevard sur les confins de la Lorraine et des pays de l’Empire, cette ville si florissante par son commerce, si glorieuse par ses institutions, elle offrait un spectacle navrant : sa population dispersée, son prieuré dévasté, sa Mère-Cour, son Hôtel de vile, sa prévôté…tout était détruit. Tout excepté la tour et, à l’intérieur ses murs fortement ébréchés, une poignée de braves, les défenseurs de la tour, qui pleuraient leur patrie qui n’était plus.
De tout Amange une seule maison fut épargnée, la maison Marchal, peut être parce qu’étant la plus belle. Bernard de Saxe Weimar, avec ses officiers, en avait fait son quartier général.
Tout autour régnait le silence de la mort au milieu de la désolation universelle.
Les cadavres jonchaient la terre, la poitrine enfoncée, le crâne fendu. Des hommes pendaient aux arbres. Entre autres, Sieur Hennon, maître de la poste aux chevaux. Les barbares l’avaient traîné violemment jusqu’au pont de Lénning où le Sieur Hennon fut suspendu les pieds en haut à un arbre du grand chemin.
A l’extérieur de la ville, la chapelle de Marie où la contrée toute entière aimait à invoquer la Reine du ciel, Notre-Dame d’Amange, si richement dotée, n’existe plus.
Les ruines recouvrent les restes des religieux Bénédictins, égorgés par un ennemi qui faisait la guerre sans trêve ni merci. Une croix de pierre monumentale rappellera aux futures générations ce drame inoubliable qui est passé sur leur cité.
Au dessus de la dévastation générale d’Amange, la vaillante défense de Bruland et de ses quelques soldats brille d’un éclat lumineux. Charles IV, content de ce beau fait d’armes, envoya à Bruland deux lettres pour le féliciter de sa noble conduite.
Extrait de l'ouvrage : "Insming, histoire d'une ville" par le Chanoine Kirchving. Illustration P. Kalis